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đŸ‡ŻđŸ‡” Japon · Traditionnel

AnmaæŒ‰æ‘©ïŒˆă‚ă‚“ăŸïŒ‰

Pratique manuelle transmise au Japon, historiquement liĂ©e Ă  l’anmo chinois. Elle associe pĂ©trissage, effleurage et pression, souvent sur les vĂȘtements. Les contributions de praticiens dĂ©ficients visuels occupent une place importante dans son histoire.

Massage traditionnelArticle approfondi

Fiche signalétique

Origine
đŸ‡ŻđŸ‡” Japon · 🇹🇳 Chine — Japon (Kyoto, Edo), avec des racines en Chine
Époque
ArrivĂ© Ă  l’époque de Nara ; systĂ©matisĂ© Ă  l’époque d’EdoTraditionnel
Classification
Massage traditionnel
Direction
Centrifuge (du cƓur vers la pĂ©riphĂ©rie), Ă  l’inverse de la direction centripĂšte du massage occidental
Techniques de base
Effleurage, pétrissage, pression, vibration, percussion et mobilisation (dont le kyokute)
Textes classiques
« Anma Tebiki » (1799) de Fujibayashi Ryohaku et « Anpuku Zukai » (1827) d’Ota Shinsai, manuels illustrĂ©s de la fin d’Edo consacrĂ©s Ă  l’anma et Ă  l’anma abdominal
Qui le pratiquait
Monopole de la corporation des aveugles (Todoza) Ă  l’époque d’Edo ; il reste une profession importante pour les personnes dĂ©ficientes visuelles
Techniques
Pression / Percussion
Parties du corps utilisées par le praticien
Pouce / Paume / Poing
Support
Aucun
Tenue
Habillé
Lieu
Tapis
Durée habituelle
30–60 min
Autres noms
Amma · Japanese anma massage · 按摩

Histoire : de la Chine au Japon, entre les mains des aveugles

Dans la mĂ©decine chinoise classique, « anmo » associe an (presser) et mo (frotter), et le terme apparaĂźt dĂšs l’époque du Huangdi Neijing. Il arrive au Japon Ă  l’époque de Nara avec le systĂšme de la mĂ©decine chinoise, et le bureau mĂ©dical de l’administration ritsuryo crĂ©e des postes d’anma. DĂšs lors, l’anma se transmet parmi les moines et les mĂ©decins comme la branche manuelle de la mĂ©decine d’Asie de l’Est, aux cĂŽtĂ©s de l’acupuncture et de la moxibustion.

À l’époque d’Edo, l’anma devient une profession institutionnalisĂ©e pour les aveugles. L’acupuncteur aveugle Sugiyama Waichi (1610–1694) invente la technique d’insertion Ă  l’aide d’un tube-guide, obtient le patronage du shogunat et organise des Ă©coles pour aveugles ; l’acupuncture et l’anma deviennent le mĂ©tier rĂ©servĂ© de la Todoza, la corporation des praticiens aveugles. À cette Ă©poque, le pĂ©trissage, la percussion et le soin abdominal anpuku s’affinent, et paraissent des manuels illustrĂ©s comme l’« Anma Tebiki » (1799) de Fujibayashi Ryohaku et l’« Anpuku Zukai » (1827) d’Ota Shinsai.

La restauration de Meiji abolit la Todoza et place la mĂ©decine occidentale au centre du systĂšme. L’anma est relĂ©guĂ© de la mĂ©decine au simple bien-ĂȘtre, mais une loi de 1947 en fait une licence nationale, et il demeure une profession importante pour les personnes dĂ©ficientes visuelles.

Théorie : direction centrifuge et méridiens

L’anma emploie des termes dĂ©signant l’effleurage, le pĂ©trissage, la pression, la vibration, la percussion et la mobilisation. Les descriptions Ă©voquent un contact sur les vĂȘtements et le pĂ©trissage, mais la direction et l’enchaĂźnement varient selon les traditions d’enseignement.

Des notions comme les mĂ©ridiens sont prĂ©sentĂ©es dans leur cadre explicatif traditionnel. Nous n’attribuons pas la spiritualitĂ© Ă  un groupe gĂ©ographique et la science Ă  un autre.

Comprendre le toucher, c’est aussi Ă©couter la maniĂšre dont les praticiens apprennent et dont ils communiquent avec la personne qu’ils soignent.

Évolution : le shiatsu et la popularisation

Dans la premiĂšre moitiĂ© du XXe siĂšcle, une technique reprenant la mĂ©thode de pression de l’anma et la rĂ©expliquant Ă  la lumiĂšre de l’anatomie et de la physiologie occidentales est devenue autonome sous le nom de shiatsu. L’anma est restĂ© le systĂšme large incluant pĂ©trissage et percussion ; le shiatsu est devenu celui de la pression, et les deux ont Ă©tĂ© distinguĂ©s juridiquement en 1964.

Dans les annĂ©es 1990, le « massage express » — des sĂ©ances habillĂ©es de 10 Ă  30 minutes sur chaise ou sur table — s’est rapidement rĂ©pandu dans les villes japonaises. La plupart de ses techniques proviennent de l’anma et du shiatsu ; c’est la commercialisation de la culture japonaise du « massage des Ă©paules ». À la mĂȘme Ă©poque, David Palmer a dĂ©veloppĂ© aux États-Unis le massage assis Ă  partir de son Ă©tude de l’anma, faisant de l’anma la source du format « habillĂ© et court » au Japon comme ailleurs.

Dans le cursus de la licence nationale, l’anma s’étudie avec le shiatsu et le massage pendant au moins trois ans : anatomie, physiologie, principes de la mĂ©decine d’Asie de l’Est et pratique clinique. La protection de la profession pour les personnes dĂ©ficientes visuelles, notamment par la limitation des nouvelles Ă©coles, reste une caractĂ©ristique du systĂšme japonais.

L’anma aujourd’hui

L’anma se pratique aujourd’hui en cabinet, Ă  l’hĂŽpital et en maison de retraite, ainsi qu’en massage Ă  domicile. Pour les douleurs chroniques des Ă©paules et du dos, les soins postopĂ©ratoires et la prĂ©vention de la perte d’autonomie chez les personnes ĂągĂ©es, il peut ĂȘtre pris en charge par l’assurance maladie avec l’accord d’un mĂ©decin.

Une sĂ©ance de 30 Ă  60 minutes est centrĂ©e sur le pĂ©trissage et la percussion, habillĂ©, assis ou allongĂ©. La sensation japonaise d’« ĂȘtre pĂ©tri » vient de l’anma. À l’étranger, il est prĂ©sentĂ© sous le nom d’« Amma », surtout comme un massage oriental pratiquĂ© habillĂ© et sans huile.

Les contre-indications sont celles de la thérapie manuelle en général : inflammation aiguë, fractures, maladies de peau, zones tumorales et maladies cardiovasculaires graves. La percussion évite les saillies osseuses et la région rénale.

Gestes caractéristiques

Ces descriptions présentent des maniÚres de toucher, non des instructions pour les reproduire. La pratique varie selon la lignée, le praticien et la personne qui reçoit.

  • PĂ©trissage (junetsu-ho)

    Saisir le muscle avec le pouce ou la paume et le pĂ©trir en cercles ; le geste principal de l’anma.

  • Kyokute (percussion rythmĂ©e)

    Tapotements rythmés du tranchant de la main, du poing ou des paumes en creux ; un moment fort qui a sa propre sonorité.

  • Pression

    Pression soutenue du pouce ou de la paume ; la technique d’oĂč est nĂ© le shiatsu.

  • Anpuku (anma abdominal)

    Pétrissage du ventre pour réguler les organes internes.

  • Techniques de mobilisation

    Mobilisation passive des articulations pour restaurer l’amplitude articulaire.

Un exemple de séance

Un exemple fondĂ© sur le dialogue et le consentement : ni une sĂ©quence ou une durĂ©e imposĂ©es, ni un guide d’auto-massage.

  1. Assis : d’abord les Ă©paules et la nuque

    De l’effleurage au pĂ©trissage ; le familier « massage des Ă©paules » japonais.

  2. Dos et bas du dos

    PĂ©trissage et pressions de part et d’autre de la colonne, vers le bas.

  3. Vers les membres (sens centrifuge)

    De l’épaule au bout des doigts, de la hanche aux orteils.

  4. Conclure par la percussion

    Kyokute sur le dos et les jambes pour une fin tonifiante.

Catégories de compétition liées

La note d’une compĂ©tition Ă©value une prestation selon le rĂšglement de l’évĂ©nement, non la valeur d’une technique ou d’une culture. Consultez le rĂšglement officiel pour les conditions de participation et les critĂšres d’évaluation.

Formes et lignées apparentées

Questions fréquentes

Q.Quelle différence entre anma, shiatsu et massage ?

Certains gestes se recoupent, mais les contextes de formation, de dĂ©nomination et de pratique diffĂšrent. La direction ou la tenue ne suffisent pas Ă  tracer une frontiĂšre stricte. Renseignez-vous sur la formation et le champ d’exercice du praticien, et consultez les informations officielles Ă  jour sur les qualifications.

Q.Pourquoi Ă©tait-ce une profession d’aveugles ?

Le shogunat d’Edo a protĂ©gĂ© l’acupuncture et l’anma comme mĂ©tier des aveugles Ă  la suite des rĂ©alisations de Sugiyama Waichi. Ces pratiques convenaient Ă  la finesse tactile des praticiens aveugles, et la corporation Todoza gĂ©rait la formation et l’exercice. La profession reste aujourd’hui protĂ©gĂ©e pour les personnes dĂ©ficientes visuelles.

Q.Qu’est-ce que le « kyokute » ?

Le nom des techniques de percussion de l’anma, exĂ©cutĂ©es en rythme avec le tranchant de la main, le poing ou les mains en creux. Leur son et leur rythme sont caractĂ©ristiques, et elles servent souvent Ă  clore une sĂ©ance.

Glossaire

é ćżƒæ€§Enshinsei
Direction allant du centre du corps vers la pĂ©riphĂ©rie ; le principe de l’anma.
æ›Č手Kyokute
L’ensemble des techniques de percussion rythmĂ©e.
按è…čAnpuku
Anma abdominal.
ćœ“é“ćș§Todoza
La corporation des praticiens aveugles de l’époque d’Edo, qui dĂ©tenait l’acupuncture et l’anma comme mĂ©tier.

Sources et références

Cet article s’appuie sur les sources primaires, organismes officiels, travaux universitaires et organisations suivants.

  1. [1]掚生抮惍省 — ă‚ă‚“æ‘©ăƒžăƒ„ă‚”ăƒŒă‚žæŒ‡ćœ§ćž«ă€ăŻă‚Šćž«ă€ăă‚†ă†ćž«ç­‰ă«é–ąă™ă‚‹æł•ćŸ‹Organisme officiel
  2. [2]ć€Șç”°æ™‹æ–Žă€ŽæŒ‰è…čć›łè§Łă€ïŒˆ1827 ćčŽïŒ‰ïŒè—€æž—è‰ŻäŒŻă€ŽæŒ‰æ‘©æ‰‹ćŒ•ă€ïŒˆ1799 ćčŽïŒ‰Source primaire
  3. [3]ć…Źç›Šç€Ÿć›Łæł•äșș æ—„æœŹă‚ă‚“æ‘©ăƒžăƒƒă‚”ăƒŒă‚žæŒ‡ćœ§ćž«äŒšOrganisation
  4. [4]æ‰ć±±æ€œæ ĄéșćŸłéĄ•ćœ°äŒšïŒˆæ‰ć±±ć’Œäž€ă«é–ąă™ă‚‹èł‡æ–™ïŒ‰Organisation

À propos de cet article

Rédigé à partir de sources publiées. Citer des sources ne signifie pas que la communauté ou des spécialistes ont terminé leur relecture, ni que des bienfaits sont établis. Nous accueillons volontiers le regard des praticiens sur les noms, les descriptions, les compléments et les corrections.

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