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đŸ‡ŻđŸ‡” Japon · Moderne

ShiatsuæŒ‡ćœ§ïŒˆă—ă‚ă€ïŒ‰

Pratique nĂ©e au Japon qui utilise la pression des doigts, des paumes et d’autres formes de contact, souvent sur les vĂȘtements. Les traditions Namikoshi et Masunaga illustrent des diffĂ©rences d’enseignement et de comprĂ©hension du corps ; aucune intensitĂ© ni aucun bienfait unique ne les dĂ©finit toutes.

Fiche signalétique

Origine
đŸ‡ŻđŸ‡” Japon — Japon (Tokyo)
Époque
DĂ©but du XXe siĂšcle (annĂ©es 1910–1940)Moderne
Classification
Massage traditionnel / Massage clinique
Trois principes
Pression perpendiculaire, soutenue et concentrée (Namikoshi) : laisser descendre le poids du corps plutÎt que pousser
Deux grandes écoles
Le shiatsu Namikoshi (anatomique, points standard sur tout le corps) et le shiatsu des méridiens de Masunaga (diagnostic kyo/jitsu, Zen shiatsu)
DiplĂŽme
Au Japon, la licence nationale de praticien d’anma, de massage et de shiatsu (loi de 1947 ; shiatsu nommĂ© explicitement en 1964)
À l’étranger
Des fĂ©dĂ©rations de shiatsu existent dans toute l’Europe ; le shiatsu est reconnu officiellement comme profession en Autriche et en Suisse. Au Royaume-Uni, il n’est pas rĂ©glementĂ© par la loi mais s’autorĂ©gule par l’intermĂ©diaire d’organismes professionnels
Techniques
Pression / Étirement
Parties du corps utilisées par le praticien
Pouce / Paume / Coude
Support
Aucun
Tenue
Habillé
Lieu
Tapis
Durée habituelle
40–90 min
Autres noms
Shiatsu therapy · Namikoshi shiatsu · Zen shiatsu · Shiatsu-ho

Histoire : de l’anma au shiatsu

Le shiatsu descend de l’anma, venu de Chine et dotĂ© au Japon d’un caractĂšre propre. À l’époque d’Edo, l’anma Ă©tait protĂ©gĂ© comme profession rĂ©servĂ©e aux aveugles, et les techniques de pression se sont affinĂ©es aux cĂŽtĂ©s du pĂ©trissage et de la percussion. AprĂšs la restauration de Meiji, Ă  mesure que la mĂ©decine occidentale prenait la place centrale du systĂšme, l’anma a Ă©tĂ© de plus en plus perçu comme un agrĂ©ment plutĂŽt qu’un soin, et une nouvelle explication de la thĂ©rapie par pression est devenue nĂ©cessaire.

En 1919, Tenpeki Tamai publie « Shiatsu-ho » et donne le nom de shiatsu Ă  une thĂ©rapie fondĂ©e sur la pression. Les techniques de rĂ©animation kappo du judo, l’ancien rĂ©gime du do-in et les mĂ©thodes manipulatives occidentales arrivĂ©es Ă  cette Ă©poque ont toutes façonnĂ© le premier shiatsu.

Celui qui en a fait un systĂšme est Tokujiro Namikoshi (1905–2000). Parti d’une enfance Ă  Hokkaido oĂč il soulageait de ses pouces les rhumatismes de sa mĂšre, il ouvre en 1940 Ă  Tokyo l’Institut japonais de shiatsu et Ă©tablit les points de base fondĂ©s sur l’anatomie et la physiologie ainsi que les principes de la pression perpendiculaire, soutenue et concentrĂ©e. Les soins qu’il prodigue Ă  Marilyn Monroe en 1954 font connaĂźtre le shiatsu Ă  l’étranger ; le shiatsu entre dans la loi en 1955 comme une forme d’anma, et un amendement de 1964 crĂ©e le titre commun de « praticien d’anma, de massage et de shiatsu », reconnaissant lĂ©galement le shiatsu comme une technique Ă  part entiĂšre aux cĂŽtĂ©s de l’anma et du massage.

Théorie et philosophie : pression et immobilité

Les prĂ©sentations du shiatsu Ă©voquent la pression soutenue, la posture, la respiration et l’attente de la rĂ©ponse de la personne qui reçoit. Elles ne promettent ni une intensitĂ© ni une rĂ©action corporelle dĂ©terminĂ©es.

Les traditions Namikoshi et Masunaga diffĂšrent par leur formation et leur vocabulaire descriptif. Les explications anatomiques et les notions de mĂ©ridiens doivent chacune ĂȘtre prĂ©sentĂ©es dans leur propre contexte.

Certaines personnes prĂ©fĂšrent le silence, d’autres qu’on prenne rĂ©guliĂšrement de leurs nouvelles. PlutĂŽt que de dĂ©cider de la bonne pression Ă  la place de quelqu’un, une sĂ©ance peut lui laisser la possibilitĂ© de changer d’avis.

Évolution : le shiatsu dans le monde

À partir des annĂ©es 1970, le shiatsu s’est diffusĂ© grĂące Ă  des enseignants japonais et Ă  des praticiens formĂ©s au Japon. Aux États-Unis, Wataru Ohashi a enseignĂ© l’« Ohashiatsu » ; en Europe, les Ă©lĂšves de Masunaga ont enseignĂ© le Zen shiatsu, et la Shiatsu Society britannique (1981) puis la FĂ©dĂ©ration europĂ©enne de shiatsu (1994) ont Ă©tabli des normes professionnelles. En Autriche et en Suisse, c’est une thĂ©rapie complĂ©mentaire officiellement reconnue.

Au Japon, le shiatsu fait partie de la licence nationale de praticien d’anma, de massage et de shiatsu, classĂ©e parmi les pratiques paramĂ©dicales et exigeant au moins trois ans d’école professionnelle et un examen national. ParallĂšlement, des soins « façon shiatsu » sont proposĂ©s dans des salons de dĂ©tente sans licence, et les associations de praticiens diplĂŽmĂ©s militent pour que la distinction soit maintenue.

Des Ă©tudes cliniques font Ă©tat de bĂ©nĂ©fices Ă  court terme sur la lombalgie chronique, les raideurs d’épaules, l’insomnie et l’anxiĂ©tĂ©, et des recherches de meilleure qualitĂ© sont rĂ©clamĂ©es au Royaume-Uni et en Europe. Les contre-indications sont celles des thĂ©rapies par pression en gĂ©nĂ©ral : ostĂ©oporose, inflammation aiguĂ«, zones tumorales et pression forte sur certains points pendant la grossesse.

Le shiatsu aujourd’hui

Le shiatsu vit aujourd’hui dans trois cadres : les cabinets de praticiens diplĂŽmĂ©s au Japon, la pratique complĂ©mentaire Ă  l’étranger et les Ă©coles qui forment les uns et les autres. Sur le plan technique, au-delĂ  des points de base de Namikoshi pour tout le corps et des mĂ©ridiens et du diagnostic kyo/jitsu de Masunaga, les applications se sont Ă©largies au shiatsu assis, au shiatsu en position latĂ©rale pour la grossesse et au shiatsu Ă  pression lĂ©gĂšre en soins palliatifs.

Une sĂ©ance dure de 40 Ă  90 minutes. La personne est allongĂ©e en vĂȘtements lĂ©gers sur un futon ; le praticien, Ă  genoux, applique sur tout le corps des pressions soutenues de quelques secondes avec les pouces, les paumes et les coudes. Étirements et rotations articulaires en font partie, mais la pression reste le personnage principal.

Silencieux, pratiqué habillé, sans accessoires ni huile, le shiatsu entre facilement dans les hÎpitaux, les maisons de retraite et les bureaux, et occupe une place singuliÚre parmi les pratiques corporelles du monde en tant que technique née au Japon.

Gestes caractéristiques

Ces descriptions présentent des maniÚres de toucher, non des instructions pour les reproduire. La pratique varie selon la lignée, le praticien et la personne qui reçoit.

  • Pression du pouce (perpendiculaire, soutenue)

    La pulpe du pouce est placĂ©e perpendiculairement Ă  la surface et le poids du corps descend pendant trois Ă  sept secondes ; l’unitĂ© de base du shiatsu.

  • Pression de la paume

    Pression répartie sur toute la paume, sur une large zone ; utilisée pour ouvrir le ventre et le dos.

  • Pression du coude (dans les styles qui l’utilisent)

    Employée dans certains styles de shiatsu et de travail corporel, à distinguer de la pratique des mains et des doigts décrite par le Japan Shiatsu College.

  • Main mĂšre et main fille (Masunaga)

    Une main soutient et perçoit pendant que l’autre se dĂ©place ; la coordination des deux mains du Zen shiatsu.

  • Diagnostic du hara (Masunaga)

    Palper le ventre pour lire le kyo et le jitsu des mĂ©ridiens et dĂ©cider oĂč se concentrer.

  • Étirements des mĂ©ridiens

    Amener la personne dans des positions qui allongent un méridien, en association avec la pression.

Un exemple de séance

Un exemple fondĂ© sur le dialogue et le consentement : ni une sĂ©quence ou une durĂ©e imposĂ©es, ni un guide d’auto-massage.

  1. Installer la posture et la respiration

    Le praticien s’agenouille, centrĂ© ; il observe la respiration de la personne.

  2. Diagnostic du hara ou du dos

    Lecture kyo/jitsu dans le style Masunaga ; vérification générale des tensions dans le style Namikoshi.

  3. Sur le ventre : dos, hanches, fessiers, jambes

    Points le long de la colonne, de haut en bas.

  4. Sur le dos : jambes, ventre, poitrine, bras, tĂȘte

    Pression soutenue et étirements le long des méridiens.

  5. Finir en position assise

    Épaules, nuque et tĂȘte pour conclure.

Catégories de compétition liées

La note d’une compĂ©tition Ă©value une prestation selon le rĂšglement de l’évĂ©nement, non la valeur d’une technique ou d’une culture. Consultez le rĂšglement officiel pour les conditions de participation et les critĂšres d’évaluation.

Formes et lignées apparentées

Questions fréquentes

Q.En quoi le shiatsu diffĂšre-t-il du massage ?

Le massage utilise surtout l’huile et des techniques de glissement comme l’effleurage et le pĂ©trissage. Le shiatsu se pratique habillĂ©, sans huile, par une pression perpendiculaire et soutenue sur des points. Le droit japonais les traite comme des techniques distinctes.

Q.Les points du shiatsu sont-ils ceux de l’acupuncture ?

Le shiatsu des mĂ©ridiens de Masunaga s’appuie sur les mĂ©ridiens et les points d’acupuncture de la mĂ©decine d’Asie de l’Est ; celui de Namikoshi utilise des points de base dĂ©finis anatomiquement, qui ne coĂŻncident pas nĂ©cessairement avec les points d’acupuncture. Les deux Ă©coles coexistent.

Q.Le shiatsu fait-il mal ?

Un bon shiatsu est une pression profonde souvent dĂ©crite comme « une douleur agrĂ©able », non une douleur vive. Comme le poids descend lentement, la rĂšgle est d’attendre que le corps accepte la pression.

Q.Faut-il un diplĂŽme pour pratiquer le shiatsu au Japon ?

Oui. Le shiatsu en tant que soin exige la licence nationale de praticien d’anma, de massage et de shiatsu (au moins trois ans de formation et un examen national). Les soins proposĂ©s dans les salons de dĂ©tente sans licence ne sont pas du « shiatsu » au sens de la loi.

Glossaire

枂目朧Suichoku-atsu
Pression appliquée perpendiculairement à la surface du corps ; le premier principe du shiatsu.
è™šćźŸKyo / Jitsu
Vide (kyo) et plénitude (jitsu) dans un méridien ; la notion diagnostique de Masunaga.
è…čèšșFukushin / Hara diagnosis
Lire l’état du corps en palpant le ventre ; une mĂ©thode diagnostique d’Asie de l’Est.
æŽ»æł•Kappo
Techniques de réanimation du judo qui ont influencé le premier shiatsu.

Sources et références

Cet article s’appuie sur les sources primaires, organismes officiels, travaux universitaires et organisations suivants.

  1. [1]掚生抮惍省 — ă‚ă‚“æ‘©ăƒžăƒ„ă‚”ăƒŒă‚žæŒ‡ćœ§ćž«ă€ăŻă‚Šćž«ă€ăă‚†ă†ćž«ç­‰ă«é–ąă™ă‚‹æł•ćŸ‹ïŒˆ1947 ćčŽæł•ćŸ‹çŹŹ 217 ć·ïŒ‰Organisme officiel
  2. [2]æ—„æœŹæŒ‡ćœ§ć°‚é–€ć­Šæ ĄïŒˆæ”Șè¶ŠćŸłæČ»éƒŽć‰”立、1940 ćčŽïŒ‰Organisation
  3. [3]Masunaga, Shizuto & Ohashi, Wataru. Zen Shiatsu: How to Harmonize Yin and Yang for Better Health. Japan Publications, 1977.Livre
  4. [4]Namikoshi, Tokujiro. The Complete Book of Shiatsu Therapy. Japan Publications.Livre
  5. [5]European Shiatsu Federation (ESF)Organisation
  6. [6]æ—„æœŹæŒ‡ćœ§ć°‚é–€ć­Šæ Ą — æŒ‡ćœ§ç™‚æł•ă«ă€ă„ăŠ(s’ouvre dans un nouvel onglet)Organisation

À propos de cet article

Rédigé à partir de sources publiées. Citer des sources ne signifie pas que la communauté ou des spécialistes ont terminé leur relecture, ni que des bienfaits sont établis. Nous accueillons volontiers le regard des praticiens sur les noms, les descriptions, les compléments et les corrections.

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